
Après de longues négociations, il a été décidé de construire à Berlin un monument d'importance à la mémoire des juifs assassinés dans l'Europe nazie : the Memorial to the Murdered Jews of Europe.
Se trouvant sur l'emplacement du bunker de Goebbels, le mémorial est un cimetière permanent et accessible par tous ses côtés. C'est en fait assez abstrait et d'aspect froid.
Il compte 2711 stèles, de tailles et d'inclinaisons variées.


... et un peu plus loin : un "mémorial" pour les victimes homosexuelles du nationalisme. Un simple cube de béton à l'intérieur duquel on aperçoit deux hommes s'embrasser.
Une plaque toute proche indique que :
"Du temps de l'Allemagne nazi, les homosexuels ont été persécutés comme jamais auparavant. En 1935, l'homosexualité est érigée en crime, un simple baiser étant susceptible des poursuites. Il y a ainsi eu plus de 50 000 condamnations. Des centaines d'hommes ont été envoyés en camp de concentration pour le simple fait d'être gay, et nombre d'entre eux y sont morts. Ils y sont morts de faim, de maladies et de maltraitances ; certains ont été victimes de massacres.
La communauté gay a été détruite pas le national-socialisme. Les femmes homosexuelles n'étaient, elles, pas poursuivies, mis à part en Autriche. Néanmoins, les lesbiennes qui entraient en conflit avec le régime étaient sujettes à des mesures répressives particulières. Sous le régime nazi, les personnes homosexuelles vivaient dans la peur et sous la pression constante de devoir cacher leur sexualité.
Pendant de nombreuses années, les victimes homosexuelles n'étaient pas incluses dans les cérémonies de commémoration, ni en RFA, ni en RDA. A l'Est comme à l'Ouest, l'homosexualité continuait à être poursuivie. Cela est resté en vigueur jusqu'en 1969.
De part son histoire, l'Allemagne a ainsi un rôle dans la lutte contre la violations des droits des personnes homosexuelles. Dans de nombreux endroits du monde, des personnes continuent à être persécutées pour les sexualité et un simple baiser peut se révéler dangereux."